NOTICE SUR LA COMMUNE DE MERY-SUR-CHER

Présentation et Population

La commune de Méry-sur-Cher appartient au canton de Vierzon. Elle est située à sept kilomètres à l'Est de cette ville, et s'étend sur 20,91 kilomètres carrés, dans la vallée du Cher. Un tiers de son territoire est constitué par la plaine de la vallée, les deux-tiers par les collines qui la bordent. Terres franches et sables recouvrant du tuf et des cailloux composent son sol. En plus du Cher, le canal de Berry et la route nationale de Bourges à Tours traversent la commune, dont les constructions sont principalement établies le long de cette route.

La population a augmenté au f i l du XIXè siècle (510 habitants en 1790, 496 en 1831) jusqu'à atteindre 722 habitants en 1886. Elle est ensuite longtemps restée entre 500 et 600 habitants, avec un minimum de 515 en 1968. Depuis, elle a connu une légère reprise : 534 habitants en 1975, 555 en 1982.

Archéologie et Histoire

L'origine antique de Méry est certaine et attestée par les nombreux vestiges gallo-romains qui y ont été découverts, en particulier au sud du bourg et sur la place (l'ancien cimetière).

Le nom de la commune, Villa Mariacus (843), Madriacus, (856), Mairiacum (vers 1140), Meriacum (1163), Meiri (1190), Merye-sur-Cher (1543) confirme cette origine, et proviendrait d'un nom d'homme latin Matrius (ou Marius) et du suffixe - iacum.

Au Moyen-Age Méry devint paroisse, consacrée à Saint-Martin, sous le patronage de l'abbaye de Vierzon dès 1121, et possédait un hôtel-Dieu (Domus Dei, 1209). L'église, plusieurs fois restaurée, est composée de deux rectangles (chœur et nef), dont les murs sont attribuables aux XIIIè-XIVè siècles et les voates aux XIV-XVè siècles, et d'une chape1 le seigneuriale au sud.

Le château de Méry a appartenu à la famille de Bonnault du XIVè au XIXë siècle.(Archives de la famille de Bonnault) Les bâtiments des XVê-XVib siècles ont été modifiés et se sont vus adjoindre un perron au XVIIIè. Plusieurs autres fiefs se trouvaient sur le territoire de la commune : les Mottes d'Airy et de Charnay, et la Forêt (La Genetière) où reste une construction ancienne.

En 1789, cette paroisse qui appartenait à 1'Election de Romorantin, n'est selon ses habitants "que de peu d'étendue et n'est composée que de 72 feux".

Dans leurs Cahiers de Doléances, i l s font preuve de soucis essentiellement locaux, outre les demandes habituelles de diminution des impôts ou du prix du sel : faire cultiver les communaux, "faire réparer des chemins qui étant impénétrables" les gênent beaucoup, et enfin être rattachés à la Généralité de Berry dont ils se sentent plus proches, paraissent leurs préoccupations essentielles. De f a i t , Méry-sur-Cher fut englobée dans le département du Cher.

Economie et Equipement:

Au XIXê siècle, on récoltait à Méry du froment, du seigle, de l'orge, de l'avoine, du 616 noir, on y coupait du bois, et on y pratiquait la vigne. En 1979, i l restait à Méry, quarante exploitations, occupant 128 personnes. Plus de la moitié des 1197 hectares utilisés l'étaient en paturages et servaient, à 590 ovins et 400 bovins. Les céréales occupaient l'essentiel des terres labourables.

Mais Méry-sur-Cher s'enorgueillissait en 1979 de compter artisans et commerçants en nombre appréciable : un forgeron, un menuisier, deux restaurants, un café, un boulanger, un atelier de confection, un atelier de chargement de cartouches, une sablière, une entreprise de terrassement, un atelier de modelage, une entreprise de travaux agricoles . . .

En outre, Méry possède une station de gaz, bientôt alimentée par le gazoduc euro-sibérien. La proximité de Vierzon a permis à Méry d'enrayer la baisse démographique: lotissement et maisons individuelles en ont fait une localité résidentielle. Si "l'entretien de la voierie constitue une grosse servitude "d'après La Nouvelle République du 25 avril 1979, faisant écho aux cahiers de Doléances d'il y a deux siècles, Méry bénéficie d'un sentier pédestre, et se préoccupe du devenir de l'ancien canal de Berry. En 1979, la commune a adhéré au syndicat "Vallée du Cher".